Detours en Birmanie – Partie 2

23 03 2009

Extrait de carnet de voyage en Birmanie

À Bagan…

« Au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans ce pays, il semble plus merveilleux encore. La région n’est que villes d’un autre temps, campagnes asséchées et temples ou pagodes. L’air y est cristallin le matin et doux en fin d’après-midi. On se laisse bercer par le rythme des sabots de notre cheval qui claquent sur le bitume. »

« Les temples sont somptueux à l’extérieur ; rouges, noirs, blancs ou dorés, parfois gardés de dragons, ils sont là par milliers dans cette vaste plaine. »

« La vie est tranquille ; on s’habitue à cette monotonie coulante et sans intérêt autre que de s’émerveiller. »

« Nous passons la journée en calèche dont le cocher – notre guide – parle très peut anglais et se racle la gorge trop souvent. Il nous parle pourtant beaucoup dans un dialecte incompréhensible, autant qu’à son cheval qu’il a affublé d’une fleur jaune et rouge. Il chante de temps à autre et fait de la musique avec son fouet en le tapant contre les armatures métalliques de la carriole ou les rayons des roues en bois. »
Toujours à Bagan…

« Le temps semble s’y être arrêté il y a cinquante ans ; les maisons sont en vieux bois, les gens à la peau brunie et au visage sec et droit vont d’un endroit à l’autre à pied, à bicyclette ou à cheval ou s’endorment un moment sur un banc en attendant que la chaleur soporifique se dissipe. La ville n’est pas éclairée de nuit autrement que par des dizaines de lanternes en papiers accrochée aux branches des arbres. »

Au Lac Inlay à l’aube…

« Non loin d’ici les moines prient depuis quelques heures déjà, leurs chants m’ont réveillé de bonne heure; l’air est frais et le village est encore englué dans une masse brumeuse en attendant le levé du Soleil ; pourtant il y a déjà beaucoup d’agitation dans les rues alentour. »
« Nous avons passé la journée sur un bateau à moteur en vieux teck peint en bleu. Très longue et étroite l’embarcation fend l’eau du lac sans heurts ; elle est conduite par un shan qui ne parle pas anglais : les dialogues sont très agréables, épurés, purifiés à l’extrême et c’est apaisant. »

« Les buffles d’eau sont des créatures assez respectables et impressionnantes. Elles se déplacent avec lenteur, calmement et ont au fond des yeux une sagesse et une tranquillité enviables. Elles semblent passer leurs journées à se rafraîchir assis sur les bords du lac dans les eaux peut profondes. Chaque buffle est attaché par une corde à un enfant qui l’attend patiemment assis sur la berge ; on se demande lequel des deux garde l’autre. »

À Yangon…

« Il n’y a pas grand-chose à dire sur ces derniers instants si ce n’est qu’à côté de Bagan on Inlay la vie y semble déjà fort futile. »





Myanmar or Burma ? (pictures)

22 03 2009




Voyage chez les Birmans – partie 1

22 03 2009

Extraits du carnet de voyage en Birmanie

« Le départ pour le Myanmar fut bref ; un grand coup sec. L’arrivée à Bangkok : inattendue et inachevée dans un motel près de l’aéroport. La nuit fut courte et nous arrivâmes au petit matin à Yangon. »

À Yangon…

« Nous visitons le centre ville à pieds dans une chaleur écrasante ; les rues sont bruyantes et brouillonnes. Il n’y a pas de touristes et nous plongeons doucement dabs l’inconnue d’un pays dont nous ne connaissons presque rien (pas même le taux de change). Nous finissons la journée a regarder le coucher de soleil au Paya Shewdagon ; l’air est très doux » (Nous avions tout de même étudier la situation socio-politique avant de partir)

À Mandalay…

« Il y fait très bon vivre : les gens sont souriants et semblent heureux(1). Nous flânons en rigshaw. Nous nous reposons et passons l’après midi a goûter et découvrir des magasins incongrus au détour de ruelles. Le temps s’est suspendu tout le jour. Vers dix neuve heure trente, le gouvernement coupe l’électricité pour réduire les déplacements des citoyens. Nous nous rendons chez les Moustaches Brothers symboles de la lutte antigouvernementale… »
(1) – Il le semble mais il faut garder a l’esprit que nous nous trouvions dans une zone autorisée au tourisme donc sous les projecteurs internationaux et à priori soignée.

« … leur spectacle n’est sûrement plus ce qu’il était en termes de satire politique ; le gouvernement aurait donc réussit à les faire taire à coup d’années de prison et d’interdictions à répétition. Mais les danses, déguisement et bribes de vies qui s’en échappent restent très bons à prendre. On en ressort touché par toute la peine et l’injustice qui transparaissent malgré tout leurs efforts pour les dissimuler. À demi-mot leur message demeure toutefois très clair.
Nous nous couchons satisfait et attendris je crois par cette journée. »

« À quatre heure du matin nous quittons l’hôtel pour embarquer sur le ferry qui descend le fleuve jusqu’à Bagan. A première vue le confort semble inexistant – difficile traversée de quinze heures – mais petit a petit nous nous prenons au jeux et nous laissons glisser dans une torpeur rythmée par les arrêts incessant du bateau à chaque village au flanc des berges. Les femmes portent sur la tête des plateaux de nourritures, les hommes des jupes et les enfants le maquillage traditionnel.»





Malaisie ou l’échappée ardue

21 03 2009

Extraits de mon carnet de voyage à Kuala Lumpur.

“Le lendemain matin, je suis plus fatigué que la veille au soir. Cette sensation désagréable d’étourdissement permanent et d’aphasie des choses ne se défait pas de moi de tout le jour.” (à propos du décalage horaire)

“Depuis hier je me rends compte que mon quotidien est fragile; que si l’on en retire les heures passer au travail, à dormir et les occupations peu passionnantes qui passent le temps en attendant la prochaine occupation, il ne reste rien.
En vacance, je me refuse catégoriquement à passer le temps comme d’ordinaire, mais finalement, seul, je m’ennuie. Je réalise ceci ici avec d’autant plus d’évidence qu’il y a peu à faire dans cette ville autre que consommer (un repas, un monument, une vue, la mode, les souvenirs…). C’est difficile de se retenir de consommer, difficile de s’empêcher de passer le temps.
Et puis non, il faut lâcher prise et perdre les habitudes du travail ; arrêter d’essayer d’optimiser et d’être productif. Passer du temps à ne rien faire, travailler à être improductif et regarder le temps s’écouler hors de soit ; regarder le temps s’égrainer et les gens s’affairer à le retenir en vain. »





Burial Ceremony in Lesotho

5 03 2009

A few weeks ago I was in Lesotho for a weekend: trekking, horse riding and sun burning.

I was explained the burial ceremony for people in that village by a local; that ritual did echo to something I would learn the next day.

When somebody dies, he is put in his coffin with his burial clothes, while the family and friends all dig the grave, then the body is put in the grave. Then people would leave it there until the day of the actual burial. A cow is killed and eaten by everybody, the body is then taken back to its room the day before the burial; people pray overnight. When the deceased is buried, relatives will cut there hair and where a black scarf for several weeks.

In Lesotho twins are considered as one person (unless they have been through a separation ritual). So if one of them dies then one alive takes the place of the other during the whole event until the final night where a separation ceremony is done and then the other is buried.

To me this is important on more than one aspect. (Culturally, sociologically, historically…)

In Africa more than anywhere else in the world I have been to, death is something a lot less unusual; that is why in my opinion it seems for some people that taking a life away is not that dramatic. AIDS has had a major impact on life expectancy as well in poorer areas and the death toll is appalling. Many people on the project have died due to the disease; the first one I personally knew did on the weekend I was in Lesotho when I was explained that ritual. His pregnant wife had passed away a few weeks before.

Lesotho view